Brice Duan - Scénariste Réalisateur, mais Artisan avant tout.

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Avatar, pourquoi il faut le voir et le revoir

Le nouveau film de James Cameron est sorti le 16 décembre, il a déjà dépassé le milliard de dollars de recette à ce jour. Film à record (budgets, box office), la marque de fabrique de James Cameron - des records sinon rien, faut il succomber aux excellents bouches à oreilles,  aux critiques presses quasi-unanime, aux différentes critiques parues à droite à gauche sur la blogosphère et aux différents tweets du genre "Avatar, je l'ai vu 26 fois", ou "Avatar, c'est mon nouveau point G", "Avatar, je n'ai toujours pas pu le voir, c'est toujours complet".

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NE PAS LIRE LA SUITE SI VOUS N'AVEZ PAS ENCORE VU LE FILM

J'exagère avec les tweets, mais le plébiscite quasi générale est bien la. Commençons un petit rappel du synopsis.

Synopsis

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Source: Allociné

Le synopsis peut laisser dubitatif. Pour ma part, cela fut ma première réaction. Exposer à la fois un monde complètement nouveau, les relations entres les différentes espèces, et une histoire en moins de 3 heures, je trouvais cela un peu beaucoup pour un film, même de trois heures. Mais quel est l'intérêt de ce film que tout le monde en parle? Pour l'histoire? Pour les acteurs? Pour la musique de James Horner?    Pour le scénario? Pour la technique utitilisée (3D)?

L'histoire

Au delà de la faune et flore complètement hallucinantes (parce que complétement créees et pensées pour le film), voici une lettre qui reprend les points communs entre Avatar et Pocahontas.

Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas Pocahantas, Avatar reste une belle histoire sur l'écologie et sur l'amour qui dépasse nos différences culturelles, ethniques, sociales etc... C'est une belle histoire, vue et revue, mais une belle histoire quand même. Bon, on ne court pas voir réserver des places pour Avatar 3 heures avant la séance pour l'histoire...

Les acteurs/actrices?

Entre une Sigourney Weaver d'un certain âge, et d'un Sam Worthington cloué sur une chaise roulette, et que l'on voit plus en état d'avatar d'ailleurs, le casting n'a pas été fait dans une optique d'attirer du monde. Un producteur lambda aurait glisser une Megan Fox ou un acteur de Twilight pour s'assurer un engouement du public (surtout avec tous les ados en vacances pendant la période de noël), mais non, James Cameron a encore pris des risques. De toute manière, ce n'est pas un film pour acteurs/actrices: les dialogues et la pyschologie des personnages se limitent vraiment aux strictes minimum (je trouve cela par moment assez dommage). Par contre, les personnages en synthèse sont extrêmement bien animées: les expressions sont d'un inquiétant réalisme... Les acteurs/actrices ont des soucis à se faire. Mais bon, on ne va pas voir ce film au cinéma plusieurs fois pour l'animation des avatars.

Et la musique?

James Horner signe pour la 3ème fois la bande originale pour James Cameron (Aliens 2, Titanic et Avatar). Le thème principal est interprété par Leona Lewis. Et le thème, je ne me rappelle pas de l'avoir entendu pendant le film, seulement à la fin, juste avant le générique de fin, dans sa version chantée. La musique accompagne bien les différentes scènes du film, mais elle ne m'a pas marqué plus que cela.

Le scénario?

On confond souvent histoire et scénario. Mais cela parle à peu de monde le scénario, techniquement parlant. Pour rappel (je pars du principe que peu de personne connaisse son utilité), il s'agit d'un outil rédigé crée à partir d'une histoire et qui expose un point de vue (celui de l'auteur). Il est possible, à partir d'une même histoire, d'avoir plusieurs points de vue narratifs (se focaliser sur un autre personnage, sur un autre thème, sur une relation en particulier, etc...), donc d'avoir plusieurs scénarios. La plupart des critiques que j'ai pu lire, lorsqu'il était question du scénario, se résumait souvent à cet adjectif: simpliste. Après, les critiques du genre "Le scénario d'Avatar, c'est de la merde" peuvent être mis dans le panier des critiques qui concerne la valeur ajoutée relative du scénario. Même s'en avoir eu de connaissance en écriture de scénario, nous pouvons ressentir une certaine déception quant aux choix narratifs, qui parfois reprennent carrément des scènes déjà vues et revues  (le discours à la Roland Emmerich dans Independance Day, la dispute entre le male promis à la princesse et le nouveau prétendant, le grand méchant de l'histoire, un militaire sans coeur avide de sang, le héros maladroit qui devient un leadeur, etc...).  Les choix narratifs décidés en amont par le scénario, sont très prudents, sans risques; en tout cas, c'est ce que j'ai ressenti de mon point de vue de scénariste un peu averti. En somme, le scénario est calibré pour viser la masse. On peut penser que James Cameron, l'auteur du scénario (NB: il est très rare d'avoir un auteur scénariste et réalisateur aux Etats Unis - c'est très généralement deux personnes différentes), et aussi producteur du film, a opté pour la voix de la rentabilité et de l'abondance du billet vert avant tout? A première vue, oui, mais c'est insulter l'intelligence et l'inventivité d'un visionnaire.

Comme je l'ai écrit plus haut, mettre en place le background de Pandora, son environnement, ses faunes, sa flore, ses habitants, ses enjeux, l'histoire des protagonistes en moins de 3 heures, et le faire bien, cela relève de l'improbable. D'après ce que j'ai lu, James Cameron a prévu trois films sur l'univers de Pandora; le premier étant couronné de succès, il peut envisager concrètement la production des deux autres épisodes. Pour que les deux autres films puissent avoir une chance de sortir (les quelques centaines de millions de dollars, il faut quand même les sortir), il a fallu faire des compromis sur la narration du premier épisode: aller à l'essentiel et rien qu'à l'essentiel. D'où la psychologie très linéaire, voir  à peine esquissé des différents personnages. Ne parlons pas des dialogues très neutres qui ne servent qu'à l'avancement de l'histoire. L'utilisation des clichés, des déjà vues, est en fait une idée astucieuse pour raconter beaucoup de choses en très peu de plan - le background cinéphilique des spectateur fera le reste! Le scénario d'Avatar est un peu une longue bande annonce de 2h40, une visite rapide de son univers unique et originale; aller à l'essentiel pour mieux préparer la suite? J'attend du coup avec beaucoup d'exigence les épisodes suivants, en espérant que James Cameron restera aux commandes.

[Hors sujet] : une dernière chose concernant le scénario: James Cameron est un grand scénariste, et je pense que peu de scénariste arrive à l'égaler dans ce domaine. Titanic dure plus de 3 heures, et on ne voit pas le temps passé. Avatar, un peu moins de 3 heures, même constat. Ce n'est pas le cas de tous les films, même ceux qui ne durent qu'une 1h30. Ce n'est pas une question de montage, même si cela peut aider, mais une question d'écriture en amont. J'ai lu une analyse sur la technique d'écriture de James Cameron: on parle de "pyramide dramatique". Je vais essayer de faire court, parce que cela mériterait juste un long exposé à ce sujet, il s'agit de l'accumulation de noeuds dramatiques (avec plusieurs niveaux) et de leurs résolutions (avec plusieurs niveaux): synthétiquement, plus on avance dans l'histoire, plus on multiplie les éléments dramatiques avec des éléments qui les annulent (ou non - oui c'est fourbe). Même si on a connaissance de la technique (n'importe quel scénariste est capable d'écrire un noeud dramatique), je crois que peu d'entre eux sont capables de la maitriser (connaitre les ingrédients ne feront pas de toi un grand chef cuisinier!). On pourrait se caler en créant une courbe dramatique avec un minutage précis et en listant les éléments dramatiques qui doivent apparaitre à tel endroit puis être résolus à tel endroit, mais c'est tellement fastidieux que cela en dévient décourageant. Je crois que peu de scénariste se prenne autant la tête (et surtout en France). Critiquer James Cameron sur le scénario, c'est extrêmement sous estimé sa maitrise de l'outil. [/hors sujet]

La 3D!

Le premier film que j'ai vu en 3D, c'était à DisneyLand; un certain Captain Eo avec un certain Michael Jackson réalisé par un certain Francis Ford Copolla, avec entre autre à l'écriture et à la production un certain Georges Lucas et à la musique un certain James Horner. Je vous dit tout de suite: ce film de 1986 propose des effets 3D beaucoup plus ""impressionnant" qu'Avatar. J'ai lu un tweet disant que les effets 3D les plus impressionnants qu'il a retenu de sa séance d'Avatar, cela fut lors de la diffusion de de la pub Haribo... Et ce n'est pas faux.

Il faut prendre en compte plusieurs critères avant de dire que la 3D dans Avatar ne sert à rien. Tout d'abord, Captain Eo et la pub Haribo en démonstration sont des formats courts (Captain Eo dure 17 minutes). Devoir solliciter ses yeux pour faire la mise au point sur un objet animé à quelques dizaines de centimètres de soi puis de faire la mise au point 15 mètres plus loin sur l'image projetée sur l'écran de cinéma, faites le pendant plus de 20 minutes, vous finirez par sortir de la salle avec un mal de crâne pas possible. Déjà que devoir regarder un film dans l'obscurité totale  pendant 3 heures est assez épuisant pour ses yeux... En bref, il faut vraiment prendre en compte le format: il n'est pas possible d'user et abuser des effets de profondeurs de champs 3D.  Avatar utilise la 3D subtilement, peut être trop subtile pour certains, d'où les divers remarques sur son utilité. James Cameron l'a employée, non pas pour nous envoyer des objets dans notre direction (on parle de cinéma, et non de parc d'attraction), mais créer un effet d'immersion dans Pandora. Le premier plan du film résume d'ailleurs tout le film: un plongeon dans un univers unique qu'on ne ressort qu'au générique.  Cette immersion est tellement réussie  qu'on parle d'une période de dépression post-avatar lorsque le film est terminé. Sortir d'un monde si beau, si poétique, si onirique, si optimiste pour retrouver le gris parisien et l'odeur d'urine de certaines rames de métro, cela peut être en effet un peu déprimant. Pour être honnête, je l'ai un peu ressenti durant les premiers jours. Je ne me rappelle pas d'avoir ressenti cela auparavant. Cependant, l'utilisation de la 3D n'est qu'un outil de mise en scène: sinon La Haut et tous les autres films 3D auraient eux aussi dépassé le milliard de dollar.

La synthèse

Si on dissèque Avatar et que l'on étudie indépendamment les différents éléments artistiques et techniques qui composent le film, on pourrait conclure qu'Avatar est un film banal, joli, mais banal. Or, c'est une erreur que de juger Avatar dans ce sens.

La première demi heure du film fut sympathique; les décors sont détaillés, la profondeur de champ à l'intérieur de la forêt est assez impressionnante. Par  moment, j'avais l'impression d'être dans une attraction 3D, et non plus un film, ce qui m'a fait un peu décroché. Mais on finit, sans le savoir, par s'attacher aux personnages, à suivre l'histoire, même avec ses intrigues téléphonées; nous sommes emportés malgré nous dans cet univers. C'est là la force d'Avatar: la maitrise d'un scénariste et réalisateur de son sujet, rien n'est laissé au hasard. Il a su, tel un grand chef cuisinier, doser ses ingrédients pour créer une expérience unique à ce jour, l'exemple d'une symbiose parfaite entre l'art et la technologie.

Plébiscite du public

Ce qui est incroyable avec Avatar, bien qu'il dispose d'un espace publicitaire sommaire en France (pas de James Cameron ni les acteurs du film à la télévision, pas de matraquage publicitaire, pas de banque qui t'impose la bande annonce quand tu vas retirer de l'argent), il cartonne aux box offices. Entre les Tweets et Retweets, les mises à jour de statuts de Facebook invitant ses contacts à aller voir le film, le public est en réalité en grande partie responsable du succès. Tous ceux et celles qui l'ont vu encouragent son entourage à aller voir le film. Certains de mes proches sont prêts à payer pour regarder plusieurs fois le film (avec une place à 12 euros en moyenne!), parce que "Tu en as vraiment pour ton argent" disent ils. Je crois cette phrase résume aussi très bien le film: c'est un film sincère, intelligent, écrit et réalisé par un auteur et non par une société de pognon, et qui respecte son public. En espérant que cela fasse réfléchir ceux et celles qui nous imposent un éternel cinéma très médiocre, avec les éternels mêmes acteurs, invités dans les éternels mêmes émissions. Faire un bon film, sincère et honnête, cela peut rapporter gros; pensez y messieurs et mesdames les producteurs et productrices et chaines de TV.


Discussion

  • laurent

    | 11/01/2010 at 15:01

    ben moi j ai eu du bol j avais pas vu Pocahontas (mais j avais vu « le dernier samourai » et « danse avec les loups »:/ )

    je trouve la 3D (enfin plutot la stereoscopie) jolie mais assez fatigante pour les yeux car contraignante: la perspective est optimisée a chaque moment en fonction de la « profondeur » du point de l ecran que tu es sensé regarder (ce qui empeche de vraiment explorer l image comme c est possible avec un film « mono » et va vraiment obliger le realisateur a pas se tromper sur ce que le telespectateur va regarder)

    Sur ton commentaire a propos des acteurs : les acteurs sont , en fait au contraire, ici primordiaux car c est LEUR jeu (corporel et facial) qui a été reproduit sur les personnages 3D , sans intervention d animateurs 3D. le modele 3D de leur visage a été deformé en captant les mouvements des asperités (pores et autres microdetails) du visage des acteurs reels grace a des cameras individuels pointé sur leur front. Je trouve d ailleurs l interpretataion de Zoe Soldana absolument nickel

    le scenario est effectivement calibré pour la masse, avec un message salutaire (irak, corporations, actionnaires, toussa..) que l intelligentsia parisienne trouve simpliste et rebattu , mais un film a 500millions est sensé servir aussi aux futurs spectateurs , et toucher tout le monde jusqu au fin fond du Nebraska qui ne lit pas Telerama et le Figaro, quoi..

    bref vive Avatar pour le message, tant pis pour le scenario raz du casque et la stereoscopie je suis pas convaincu (hormis sur les faibles profondeurs (du moins avec des profondeurs de champs assez larges choisis ta focale camarade :D )

  • Christophe Fantoni

    | 11/01/2010 at 19:58

    Brice,
    Il existe des techniques ultrasimples, venant du monde de la photographie professionnelle, et permettant de créer une image stéréoscopique à la fois large et profonde à partir d’un plan pourtant bien réel. Des travaux japonais, en grande partie dans le domaine public, ont développé un système qui utilise simplement entre 2 et 4 caméras identiques mises en parallèle. Bien évidemment, un prétraitement informatique est obligatoire lorsqu’on travaille sur des images très larges. Idem pour la stéréoscopie. Attention cependant : du matos tout-prêt que tu pourrais acheter pour filmer ce genre de plan n’existe pas dans le commerce traditionnel. Il est cependant très simple à réaliser à partir de l’existant (enfin si tu maitrises l’optique, l’informatique hardware et software, et l’électronique) Le seul problème, c’est qu’il faut pour l’instant se limiter à du matériel de type Canon. (qui sont les seuls firmwares gérés par cette modification) Nous aurons sans doute l’occasion d’en reparler… surtout si tu souhaites filmer, toi aussi, en 3D. ;)

  • Brice Duan

    | 12/01/2010 at 01:35

    Laurent,

    J’étais un peu fatigué vers la fin du film. Je ne sais pas si cela est du qu’aux effets de 3D stéréoscopiques (terme plus exact en effet), ou par l’intensité dramatique du film (j’ai été vraiment emporté par le film). Quoi qu’il en soit, on ne ressort pas vraiment indemne d’Avatar, c’est la moindre des choses que l’on puisse dire.

    Pour la performance capture, qui a mon sens est la plus réussie dans un film au jour d’aujourd’hui, n’est pas liée seulement à la performance des acteurs ou actrices. On peut reprendre les expressions du visages, au mircro-détails près comme tu dis, mais on ne pourra jamais réalisé une performance capture des yeux des acteurs/actrices (c’est un peu logique, au risque de leur faire perdre la vue lol). La qualité d’un jeu d’acteur se trouve principalement dans les expressions de ses yeux; ses yeux qui doivent refléter et crédibiliser des sentiments fictifs avec des personnages fictifs dans un monde fictif. Et c’est la où le travail des infographistes est le plus important et qui est en grande partie responsable de la qualité du jeu des Na’vis: ce sont justement les expressions de leurs yeux qui ont l’air si vraies, si humaines, si vivantes. Je trouve cela troublant, qu’on puisse donner à travers des ordinateurs autant d’humanité à des personnages en synthèse. J’ai bien peur que cela ne soit qu’un début.

    Pour finir, je ne peux qu’être d’accord toi sur ce point: « … un film a 500millions est sensé servir aussi aux futurs spectateurs , et toucher tout le monde jusqu au fin fond du Nebraska qui ne lit pas Telerama et le Figaro, quoi.. ». Avatar est un film universel; allez le voir, vous ne serez pas déçu.

  • Brice Duan

    | 12/01/2010 at 01:47

    Ah Christophe, tu lis dans mes pensées lol. Effectivement, on en a parlé beaucoup de la 3D stéréoscopique au sein de l’équipe, parce qu’on y arrive et qu’un moment ou à un autre, faudrait y passer. Cela fut un débat de passionnés et passionnant. Pour les aspects techniques de prise de vue, faudrait en reparler avec l’autre Christophe, qui maitrise plus les rapports avec l’optique. J’avais l’intention de faire un article de fond sur l’intérêt de l’utilisation de la stéréoscopie en proposant des pistes de réflexions; mais il est clairement évident pour les différents auteurs qui en ont débattu qu’il faut trouver un véritable intérêt « mise-en-scénique » de ce procédé. Penser stéréoscopie à l’écriture, c’est juste encore plus se compliquer encore la vie… Mais il y a certains qui aiment se compliquer la vie, ne serait ce que pour le challenge ^^.

  • Christophe Fantoni

    | 12/01/2010 at 05:10

    Tout ça, c’est parce que j’avais branché mon appareil à lire dans les pensées. Si, si. Un produit « made in japan » acheté en import sur le web :) . Quant à l’utilité de la stéréoscopie, j’en conviens : toutes les séries n’en ont pas forcément besoin. Personnellement, j’étudie au corps la question (lire : je tente de me monter un prototype), car je travaille en parallèle à mes projets en cours sur une série de superhéros, à la française, série qui serait filmée en grande partie en vue subjective. Ce procédé pourrait alors parfaitement avoir sa place. (qui n’a jamais rêvé de courir aussi vite que Flash ou de voler comme Superman) Toi ? Ben ça tombe bien car moi aussi…

  • Brice Duan

    | 12/01/2010 at 16:35

    Hmmm, cette machine m’intéresserait bien, ne serait ce pour savoir ce que pensent les membres des différentes commissions des projets que nous avons déposé ;-) .
    Ce projet de superhéros nous intéresserait fort bien en plus… Confidence pour confidence; j’en ai un aussi dans un tiroir… Pas prévu pour tout de suite, mais dans le tiroir quand même ^^. But first thing first, j’ai à transformer l’essai pour une de nos série.

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